📰 Sault Ste. Marie (Ontario) – Pourquoi des adolescents disparaissent à répétition et pourquoi il n’y a pas de solution simple
Au cours des six derniers mois, les résidents de Sault Ste. Marie ont vu à répétition les mêmes jeunes faire l’objet d’avis de disparition, suivis peu après d’annonces confirmant qu’ils avaient été retrouvés.
Dans certains cas, ce cycle s’est produit plusieurs fois au cours d’une même semaine. Bien que chaque retour soit un soulagement, la répétition soulève de sérieuses inquiétudes.
La communauté se pose des questions difficiles : que vivent ces jeunes? Les ressources actuelles sont-elles suffisantes? Et pourquoi tant d’adolescents continuent-ils de disparaître?
Selon les services sociaux et la police, la réalité est complexe.
Ali Juma, chef de la direction d’Algoma Family Services, explique que les foyers de groupe, familles d’accueil, centres de traitement ou domiciles familiaux ne sont pas des établissements de détention. Les jeunes ne peuvent pas y être retenus contre leur volonté.
Même lorsqu’ils sont considérés à risque, la loi empêche souvent les autorités d’intervenir sans critères précis prévus par la Loi sur la santé mentale.
La police de Sault Ste. Marie affirme que chaque signalement entraîne une réponse immédiate : collecte d’information, vérification des endroits fréquentés, discussions avec proches et analyse d’activités numériques.
Une fois retrouvés, les jeunes sont généralement confiés à leurs parents ou tuteurs, et des ressources communautaires leur sont proposées.
Toutefois, la police souligne qu’elle ne peut pas détenir un jeune uniquement parce qu’il est porté disparu à répétition.
Les spécialistes indiquent que plusieurs jeunes à risque ont grandi dans des environnements instables et vivent avec des problèmes de santé mentale ou de dépendance.
Ces jeunes développent souvent des comportements de survie qui ne s’adaptent pas bien à la vie quotidienne.
Des organismes communautaires tentent d’intervenir, notamment le Centre de mieux-être jeunesse d’Algoma, qui offre un espace sans rendez-vous avec repas, vêtements, douches et services intégrés.
Bien que ces programmes puissent être efficaces, la participation demeure volontaire, et plusieurs jeunes cessent d’y prendre part.
La méfiance envers le système constitue un autre obstacle majeur, souvent liée à des expériences passées négatives.
Les experts estiment que forcer l’accès aux services n’apporte pas de solutions durables. Le changement dépend du moment, de la confiance et de la volonté du jeune.
Les défenseurs communautaires réclament davantage de financement et de services intégrés couvrant logement, santé mentale, dépendances et soutien familial.
Sault Ste. Marie fait actuellement face à d’importantes lacunes, notamment l’absence de psychiatres pour enfants, aucun refuge d’urgence pour jeunes, et un manque de personnel médical spécialisé.
Même lorsque les jeunes sont prêts à recevoir de l’aide, les délais peuvent faire manquer des occasions cruciales.
Alors que la communauté continue de chercher des solutions, une chose demeure claire : il n’existe pas de réponse unique. Protéger les jeunes vulnérables exige des investissements soutenus, des services accessibles et une approche à long terme.
🔗 Sources
SooToday – There Isn’t an Easy Fix
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